La Corée du Sud : leader Mondial en imagerie médicale, en e-santé et en domomédecine

Le système de santé coréen est un des meilleurs du monde. En 2017, 33% du budget national (100 milliards d’euros) consacré à la santé, au bien-être et au travail. Depuis 2005, 90 % des Coréens possèdent un dossier médical électronique. Par ailleurs, la Corée du Sud est devenue un acteur important dans le domaine de l’imagerie médicale. La formidable visibilité des publications des chercheurs et docteurs coréens au travers de la Société Coréenne de Radiologie et du Korean Journal of Radiology est le meilleur témoin. Par ailleurs, le développement de la télémédecine, a constitué une opportunité pour les malades d’être soignés chez eux (domomédecine), limitant ainsi l’engorgement des hôpitaux.
De ce fait, le secteur de l’e-santé est devenu un parfait exemple d’une mutation sociale et technologique très bien en marche en Corée. Il s’agit d’ailleurs d’un axe majeur de la politique d’innovation nationale, qui ambitionne d’être le leader mondial sur la e-santé.
Il faut rappeler que le système de santé coréen est déjà l’un des tout meilleurs du monde. Témoin de cette volonté, la présentation par le gouvernement du budget national 2017, où pas moins de 33% du budget (soit plus de 100 milliards d’euros) est consacré à la santé, au bien-être et au travail.
De plus, la spécificité géographique du pays, composé de nombreuses îles et de zones rurales isolées, a amené les autorités - il y a plus de 20 ans - à mettre en place une politique étatique de numérisation des dossiers médicaux et de développement de la télémédecine. Ainsi, 90 % des Coréens possédaient un dossier médical électronique dès 2005. Aujourd’hui, toutes les informations relatives aux patients sont archivées et circulent entre les différents centres médicaux du pays en haut débit. Ce système d’information a été entièrement financé par l’État.
Deuxième axe stratégique de la politique de santé coréenne, le développement de la télémédecine : les malades peuvent être soignés chez eux (domomédecine) permettant ainsi de limiter l’engorgement des hôpitaux. Par ailleurs, le développement des outils d’autodiagnostic a permis de pallier la diminution du nombre de professionnels de santé. Ayant investi très tôt dans ces technologies, la Corée base aujourd’hui son système de soins sur la télémédecine.
L’hôpital devient alors le lieu d’utilisation d’outils médicaux complexes non transposables, et aussi un data center alloué à la gestion à distance des malades. À ce titre, l’hôpital Samsung de Séoul, ouvert en 1994, fait office de pionnier dans le développement des technologies de santé de point.
Mais il ne faut pas limiter l’innovation médicale coréenne à la numérisation des dossiers, à la télémédecine ou à l’imagerie. Car la Corée mise sur la santé pour être le fer de lance de la croissance économique dans un futur proche.
D’où la volonté de faire du pays la plaque tournante des technologies de pointe en matière de santé au niveau mondial. La robotisation, par exemple, est un domaine où la Corée peut encore mieux faire. En lançant en 2015 un plan d’investissement de 500 millions de dollars par an pendant 5 ans, le gouvernement veut concurrencer le Japon et rattraper son retard sur les leaders mondiaux allemands et américains.

