Quel est le rôle du secteur libéral des radiologues au Maroc ?
Dr BOUMEHDI BOUNHIR
Toutes les études internationales et tous les plans nationaux de lutte contre le cancer du sein dans les différents pays du monde, recommandent aux femmes de 50 à 75 ans à se faire dépister tous les deux ans. Car le cancer du sein est le premier en nombre de cas et la première cause de décès par cancer chez la femme. Et s’il est pris à temps, il peut bénéficier de protocoles thérapeutiques moins agressifs et moins mutilants. Et la femme peut conserver son sein.
Si une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein, il ne faut pas prendre cela pour une fatalité. Car, aujourd‘hui, le dépistage constitue une arme efficace contre cette tumeur maligne qui se développe à partir des cellules de la glande mammaire. Car, détecté assez tôt, ce cancer, peut être soigné neuf fois sur dix. Par ailleurs, s’il est pris à temps, il peut bénéficier de protocoles thérapeutiques moins agressifs et moins mutilants. Et la femme peut conserver son sein.
L’attitude à adopter est très simple, et qui a d’ailleurs fait ses preuves partout dans le monde, les femmes âgées de 50 à 75 ans doivent se soumettre à un examen clinique (palpation des seins) et une mammographie tous les deux ans.
Et plusieurs cancérologues marocains ainsi que des radiologues des différents secteurs, public, privé, universitaire et militaire, appellent de leurs vœux, à l’instauration d’un programme de dépistage au Maroc, afin d’éviter l’hécatombe des cancers du sein dans notre pays. Il est évident qu’en parlant de programme national, l’examen clinique et la mammographie, seront pris en charge, par un des régimes de l’Assurance maladie obligatoire (AMO, RAMED, INDEPENDANTS, etc...
Il est important de signaler que la mammographie est une radiographie des seins, qui permet de détecter des cancers de petite taille, avant même qu’ils ne soient palpables ou que les symptômes n’apparaissent. En plus l’examen est indolore et les médecins marocains, libéraux et publics, ont acquis une certaine maitrise de cette technique radiologique.
Et il serait intéressant que le ministère de la santé, l’ANAM et toutes les institutions qui luttent contre les cancers, en particulier le cancer du sein, réfléchissent à des mécanismes, pour impliquer le secteur des radiologues libéraux, pour la mise en place d’un programme élargi de dépistage du cancer du sein.
Lire la suite...